Les élèves du Lycée des Métiers Oberlin ont participé à la célébration du 96ème anniversaire de l’armistice de 1918 place de la république à STRASBOURG le 11 novembre 2014.

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Lors de la lecture d’un texte, rédigé par Monsieur GUILLERMIC, professeur de lettres – histoire, deux élèves d’une classe de terminale ASSP (Accompagnement, Soins et Services à la Personne) nous ont rappelé la violence et l’horreur qui ont marqué cette guerre, ont souligné le courage, l’abnégation, le sacrifice des « Poilus » à jamais gravés dans notre Histoire et nous ont exhortés au devoir de mémoire pour ne pas oublier le passé qui nous aide à construire l’avenir.

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« Ce fut une guerre qui devait durer six semaines et qui dura quatre longues et terribles années.

Ce fut une guerre de frères ennemis où chacun dilapida ses forces vitales, son énergie, ses meilleures volontés.

Ce fut une guerre de tranchées, où les noms de « Verdun », de « la Somme », du « Chemin des Dames » entrèrent à jamais dans l’histoire nationale et dans celle, toujours tragique, de l’Europe.

Ce fut une guerre qui se déroula aussi à quelques kilomètres d‘ici, sur les crêtes des Vosges, où les vestiges, malgré un siècle écoulé, sont autant de stigmates prouvant la violence et l’horreur de ce qui s’y est passé.

Ce fut une guerre qui, jusqu’en ce jour mémorable du 11 novembre 1918 où les clairons retentirent et annoncèrent le cessez-le-feu, coûta à la France le terrible prix d’1,4 million de morts et de 4 millions de blessés. Terrible saignée et sacrifice du peuple français sans aucune mesure avec son histoire passée.

Ce fut une guerre qui fit entrer à jamais l’image du poilu français dans l’identité nationale, où celui-ci rivalisa de courage, d’abnégation et de sacrifice, dans un enfer quotidien.

Alors que les armes se sont tues et que l’ennemi du passé est devenu l’indéfectible allié d’aujourd’hui, il est plus que nécessaire de rappeler ce qui s’est déroulé, mais aussi ce qui a été construit : la France et l’Allemagne sont les piliers de l’Europe et c’est en cela que les morts de la Grande Guerre, que les sacrifices de tant et tant d’hommes prennent tout leur sens.

Les années ont passé et il est du devoir des vivants d’honorer les morts auxquels ils doivent tant. En ce jour, nous nous souvenons et nous leur rendons hommage. »

Dominique GLATH, Proviseure