Ce fut une guerre de 4 ans, de quatre années interminables qui plongèrent des milliers d’hommes dans un enfer terrestre.

Ce furent 4 années de tranchées, de boue, de froid et de cadavres.

Ce furent 4 années d’une guerre essentiellement d’usure, de positions prises, perdues, et reprises dans un va et vient sans fin.

Ce furent 4 années d’une guerre qui épuisa les forces vives de la France et de tous les pays qui y participèrent suite au fatal engrenage des alliances.

Ce furent aussi des lieux de bataille, de Verdun aux Chemins des Dames, en passant par la guerre des mines et, plus proche de nous, le Vieil Armand, sur les crêtes des Vosges qui virent Français et Allemands s’entretuer, rivalisant d’un héroïsme fou dans une lutte belle et bien fratricide.

La France sortit de cette tuerie que fut la 1ère Guerre mondiale avec 1.4 million de morts et des dizaines de milliers de gueules cassées. Une victoire qu’elle paya à un prix écrasant, consenti par le sacrifice de ceux qui restèrent dans notre histoire sous le nom de « Poilus » : autant de soldats qui vécurent l’impensable.

La 1ère Guerre mondiale a laissé des stigmates et des martyrs. Il n’est pas un village de France qui ne déroule la liste de ses soldats tombés au champ d’honneur surs ses monuments aux morts.

Mais, cette 1ère Guerre mondiale a surtout laissé un espoir qui est devenu, enfin, une réalité : faire de l’ennemie qu’était alors l’Allemagne au début du 20ème siècle une amie indéfectible.

Aujourd’hui, c’est une chose acquise à jamais.

C’est devant cet état de fait, en souvenir de ce terrible passé qu’est né ce lien indestructible. L’amitié Franco-allemande, pilier de l’Europe, est le fruit du sacrifice de tant de milliers d’hommes. Et c’est là que leur sacrifice prend tout son sens.

Aujourd’hui, en ce jour du 11 novembre, nous nous rappelons de cette guerre et de ceux qui l’ont faite.

Aujourd’hui, en ce jour du 11 Novembre, nous nous inclinons respectueusement devant eux.

Texte écrit par M. Guillermic, professeur de lettres histoire géographie au Lycée Professionnel Oberlin et lu par deux élèves de la classe de 1ère ASSP2.

DSC06134DSC06135

DSC06137DSC06138

Petite